Introduction

« Être artiste ne sert à rien. Il ne sauve pas des vies. Il ne cultive pas de nourriture. Il ne fabrique pas d’objets fonctionnels. Il ne vous défend pas en cas de conflit. Il ne permet pas d’optimiser vos placements boursiers. L’artiste n’est qu’accessoire et optionnel à la société. Une activité pour ceux qui ont la prétention de s’abstenir de la réalité économique pour une vie de bohème.. » Ces idéaux portés par notre société occidentale façonnent les jugements et limite l’évolution culturelle.

Et pourtant, l’artiste écrit l’histoire. Il témoigne de son époque et influence la politique. Il incarne les luttes sociales et repère l’injustice. Il fait avancer la science et l’innovation. Il alimente le patrimoine et les capitaux. Il éveille les consciences et l’éducation. Il favorise le bien-être et le soin. L’artiste joue un rôle INDISPENSABLE et OMNIPRÉSENT dans notre société et cela depuis l’aube de l’humanité !! Pourtant, le déni est persistant et grand tant le rôle est majeur ! Il effraie les puissants et perturbe les rigides.

Il est temps de parler du métier d’artiste et de faire exploser cette bulle hautement politique !

Marie Cappuccia

 

La photographie s'inspire de la peinture. La représentation de l'homme par lui-même. Du domaine public au registre intime. Invention des premières décennies du 19e siècle, la photographie, empreinte photonique, dessin de lumière, oscille entre enregistrement du réel et représentation de la réalité.


GUIDE D'ARTS (PEINTURES)

Avant tout !

Durant la période de contemplation d'une oeuvre abstraite, vos émotions vont évoluer. Ne les réprimez pas, laissez-les vous envahir petit à petit. Ensuite, attardez vous sur les détails le contenu du tableau en essayant de comprendre la technique de peinture. Texture, lignes, couleurs, il faut observer tous les éléments que l’on retrouve sur l’œuvre.

une œuvre abstraite ne s’intéresse pas principalement à une représentation. Elle s’intéresse surtout à l’impression. Qu’est-ce que vous avez ressenti en contemplant le tableau ?

Intéressez-vous à la beauté esthétique du tableau, car c’est cela que l’artiste veut surtout mettre en avant.

vous êtes libres de penser ce que vous voulez de l’œuvre en question. Chacun possède sa propre opinion, qui a été influencée par ses ressentis, ses expériences, ses influences, etc.


COULEUR nuance, valeur, dégradé, camaïeux, contraste. couleurs expressives, réalistes, symboliques, chaudes, froides, ternes, vives, etc. MATIÈRE PICTURALE épaisse, lisse, rugueuse, fluide, transparente, translucide, opaque

L'acrylique est une peinture très pigmentée et couvrante. Elle s'utilise sur du papier, du bois, une toile ou encore quelques métaux


Classification populaire des arts

  • 1er : architecture ;
  • 2e : sculpture ;
  • 3e : arts visuels (peinture, dessin, etc.) ;
  • 4e : musique ;
  • 5e : littérature (poésie ou dramaturgie) ;
  • 6e : arts de la scène (théâtre, danse, mime, cirque, humour) ;
  • 7e : cinéma ;
  • Art abstrait.
  • Art figuratif abstrait.
  • Art figuratif.
  • Illustration.
  • Art retro.
  • Art naïf.
  • Surréalisme cont.

Les Muses

  1. Calliope : La poésie épique
  2. Clio : L’histoir
  3. Érato : La poésie lyrique
  4. Euterpe : La musique
  5. Melpomène : La tragédie
  6. Polymnie : L’art d’écrire et la pantomime
  7. Terpsichore : La danse
  8. Thalie : La comédie
  9. Uranie : L’astronomie

Les 10 éléments fondamentaux de la peinture

  • 1- La couleur.
  • 2- Le ton.
  • 3- La ligne.
  • 4- La forme.
  • 5- L'espace.
  • 6- La texture.
  • 7- La composition.
  • 8- L'orientation

Glossaire 

Abstrait : Est abstrait, ou non figurative, une œuvre qui ne représente pas de sujet reconnaissable. L’art abstrait est une tendance artistique qui apparaît au début du XX ème siècle.

Académisme : Respect des règles strictes énoncées par l’Académie entre le XVIIème siècle et le XIX ème siècle. Par extension, le terme peut désigner le manque d’originalité.

Accumulation : Entassement ou regroupement de matériaux ou d’objets en grands nombre de même nature ou différents, afin de prendre le sens ou la forme de l’objet unique.

Aléatoire : Qui est fait avec hasard.

Allégorie : Personnification d’une idée abstraite (la liberté, l’amour,...) sous les traits d’un personnage ou d’un animal.

All over : Procédé qui conduit à une répartition plus ou moins uniforme des éléments picturaux sur la totalité de la surface du tableau qui semble se prolonger au-delà des bords, éliminant ainsi le problème du champ.

Pollock procède ainsi avec sa technique du dripping.

Altération : Provoquer la modification, le changement ; modifier, en dégradant.

Anamorphose : Image volontairement déformée d’un objet que l’on reconnaît seulement lorsqu’on le regarde sous un angle particulier, ou à l’aide d’un miroir.

Animation : procédé technique qui consiste à filmer image par image (12 Ŕ 24 images/secondes) en vu de créer du mouvement par une suite d’images immobiles. Extension du dessin animé, le film d’animation peut-être réalisé à partir de marionnettes, pâte à modeler, techniques mixtes, images de synthèse,...

Anthropomorphe : Se dit d'une forme qui rappelle celle d'un être humain

A

Acrylique (peinture) : émulsion de résine synthétique liant les pigments dans les peintures dites « acryliques ».

Additifs : ingrédients ajoutés à la peinture afin de lui conférer de nouvelles propriétés telles qu’un temps de séchage raccourci ou rallongé, une finition particulière, une texture donnée, une dureté ou une flexibilité.

Alla prima (peinture) : technique de peinture à l’huile consistant peindre dans le frais. En effet, en une seule séance, l’artiste applique des touches de peinture sur de la peinture fraîche. Par conséquent, cette technique permet souvent de traduire la spontanéité d’une scène.

Apprêt : Couche de matériau neutre appliquée sur une surface à peindre afin de la rendre moins absorbante et de l’empêcher d’altérer l’aspect et la consistance de la peinture. Une toile est dite « apprêtée » lorsqu’une couche protectrice résistante isole le textile du médium.

Aquarelle (peinture) : pigments en solution aqueuse mélangés à de la gomme, généralement de la gomme arabique. La caractéristique principale de ce type de peinture est sa transparence. De ce fait, le papier joue un rôle important puisqu’il reste visible à travers la peinture.

C

Camaïeu : l’œuvre, ou la partie de l’œuvre, est réalisée avec des tons différents d’une seule et même couleur (ex: un camaïeu de rouges).

Cercle chromatique : représentation des différentes couleurs du spectre visible.

Châssis : cadre composé de quatre montants en bois sur lesquels on tend fortement une toile avant de la peindre. Les grands châssis sont renforcés avec une entretoise qui aide le cadre à supporter la tension de la toile. La qualité du châssis dépend du traitement du bois, du type d’assemblage des montants, ainsi que du biseautage des arêtes. Enfin, la tension de la toile peut être également réglée par des petits coins en bois, appelés « clés », enfoncés dans les angles.

Clés : petits coins en bois enfoncés dans les angles permettant de régler la tension d’une toile déjà fixée sur un châssis.

 

Colour index international : nomenclature référençant tous les pigments selon leur composition chimique. Elle est maintenue conjointement par la Society of Dyers and Colourists et par l’American Association of Textile Chemists and Colorists.

Couleur : perception subjective des fréquences d’ondes lumineuses. En colorimétrie, une couleur se décrit selon trois variables : sa teinte, sa valeur et sa saturation.

Couleur neutre : couleur faiblement saturée que l’on peut obtenir en mélangeant des couleurs complémentaires.

Couleurs analogues : couleurs voisines sur le cercle chromatique.

Couleurs complémentaires : ce sont les couleurs dont les teintes sont diamétralement opposées sur le cercle chromatique

 

Couleurs primaires : il en existe 3. En peinture, ce sont le magenta, le cyan et enfin le jaune.

Couleurs secondaires : également au nombre de 3, elles sont obtenues en mélangeant les couleurs primaires deux à deux : orange (magenta + jaune), violet (cyan + magenta) et vert (cyan + jaune).

Couleurs tertiaires : elles sont obtenues en mélangeant ensemble les couleurs primaires et secondaires les plus proches. Par conséquent, il en a 6 : jaune-orangé (jaune + orange ;)), rouge (orange + magenta), rouge-violet (magenta + violet), bleu (violet + cyan), bleu-vert (cyan + vert) et enfin jaune-vert (vert + jaune ;)).

Couteaux à palette : spatule permettant de réaliser des mélanges de peinture en pâte homogène sur la palette. En fin de séance, il s’utilise également pour racler les couleurs sur la palette . Contrairement au couteau à peindre qui présente un coude, la lame du couteau à palette est dans le prolongement de son manche.

Couteaux à peindre : spatule permettant de prélever la peinture sur la palette et de la déposer sur le support à peindre. Ce type de couteau présente un coude au niveau du manche permettant ainsi au peintre d’appliquer la peinture sans toucher celle déjà sur le support. Il existe de nombreuses formes de couteaux permettant des effets différents.

 

Craquelures : elles ont plusieurs origines possibles. Elles apparaissent quand : une couche de peinture est moins souple que le couches sous-jacentes (non respect de la règle du « gras sur maigre ») ; lors de brusques variations de températures ; avec l’application d’une peinture peu huileuse sur un fond absorbant ; ou encore, par exemple, avec l’abus d’agents siccatifs.

D

Dailypainting : réalisation d’une peinture dans la journée

Dégradé : C’est le passage d’une couleur à une autre, avec entre les deux, une zone de transition où les deux couleurs se confondent, se fondent.

Duochrome (peinture) : acrylique luminescente prenant deux couleurs différentes selon l’angle sous laquelle on la regarde.

E

Echelle des valeurs : échelle graduée comptant généralement onze degrés, allant du noir (0) au blanc (10).

Embus : apparaissent lorsque le support n’a pas été correctement apprêté. En effet, les parties de la toile qui ont été mal préparées absorbent l’huile. La peinture devient alors mate et cassante.

Empâtement : technique permettant de créer du relief et de suggérer une texture, en modelant de grosses épaisseurs de peinture déposées directement sur la toile.

 

Tableau illustrant les empâtements
Réalisé à Arles, Place Lamartine, par Vincent Van Gogh en septembre 1888 et intitulé Le Café de Nuit
Huile sur toile / 70 x 89 cm / Yale University Art Gallery

 

Encre : type de peinture obtenue à partir d’encre solide, diluée avec de l’eau pour obtenir un effet variable : épaisse, elle est très profonde et brillante alors que diluée, elle apparaît vive et translucide.

Éventail (brosse en) : type de pinceau dont les poils s’évasent en forme d’éventail.

F

Frottis : touche de peinture frottée avec une brosse sur une couche sèche, donnant ainsi des effets de voile différents de ceux des glacis.

G

Glacis : couche de peinture diluée, assez fine pour être transparente et laissant ainsi apparaître la couche sous-jacente, créant un mélange optique. Un glacis sert généralement à renforcer une valeur tonale ou à modifier une couleur. Il s’applique sur un fond parfaitement sec.

Godet : petit récipient souvent muni d’une patte de fixation permettant ainsi de stocker sur la palette un peu de liant ou de solvant. Ils sont généralement en métal mais existent également en plastique, simple ou double, de forme conique ou ovoïde, avec ou sans couvercle.

Gouache : type de peinture à l’eau qui contient de la craie afin de la rendre plus opaque et réfléchissante que l’aquarelle.

« Gras sur maigre » (règle du) : loi impérative de la peinture à l’huile qui consiste à toujours appliquer une peinture sur une sous-couche moins grasse qu’elle. La peinture à l’huile ne sèche pas à proprement parlé mais elle durcit par oxydation. Son « séchage » est donc relativement lent. Si la couche supérieure sèche et donc durcit plus vite que celles du dessous, la peinture craquellera.

H

Huile (peinture à l’) : médium de consistance crémeuse, est un mélange de pigments et d’huile, soluble dans l’essence de térébenthine. Elle ne sèche pas à proprement parlé mais durcit par oxydation.

I

Interférente (peinture) : acrylique luminescente semi-transparente produisant des effets d’irisation ; sa couleur varie selon le fond (sombre ou clair).

Iridescente (peinture) : acrylique luminescente à effets nacrés ; sa couleur ne varie pas selon le fond sur lequel elle est appliquée.

L

Lavis : peinture fortement diluée avec de l’eau et appliquée sur un support absorbant.

Liant : produit permettant d’agglomérer les pigments. A titre d’exemple : dans la peinture à l’huile, le liant est l’huile siccative (telles que l’huile de lin, l’huile de carthame, l’huile de noix, l’huile d’œillette) ; ensuite, la gomme arabique est le liant de l’aquarelle et la gouache ; les résines alkyde, acrylique ou vinylique pour les peintures du même nom ; l’œuf est le liant utilisé dans la peinture tempera et enfin la cire est celui de la peinture à l’encaustique et des pastels à la cire.

Luminescente (peinture) : acrylique contenant des particules de mica, du dioxyde de titane et des oxydes métalliques.

M

Médium : substance permettant de lier les pigments et d’épaissir la peinture mais sans altérer les couleurs.

Mélange optique : couleur posée sur une autre couleur sèche qui les fait percevoir par l’œil comme un mélange.

Monochrome (peinture) : les formes et les volumes sont évoqués par les contrastes entre valeurs différentes de la même couleur.

Motif (peindre sur le) : le fait de peindre d’après la réalité (synonymes : peindre sur le vif ou d’après un modèle vivant)

N

Nuancier : représentation photographique de la gamme proposée par une marque donnée. Elle permet ainsi d’identifier les couleurs d’un seul coup d’œil. Mais attention, le nom des couleurs diffère d’un fabricant à l’autre.

O

Opaque (couleur) : elle masque totalement la couleur sur laquelle elle est appliquée.

P

Palette : surface sur laquelle on dispose les différentes couleurs pour les mélanger avant de les appliquer sur un support. Elles sont généralement rectangulaires ou ovales, souvent ergonomiques avec la possibilité de passer un pouce. Elles sont en bois, en plastique ou sous forme de bloc de papier jetable. Cependant, n’importe quel support lisse et non poreux peut être utilisé.

Palette de couleurs : correspond aux couleurs utilisées par l’artiste. La palette est dite « réduite » lorsque l’artiste utilise peu de couleurs, souvent les 3 primaires, du blanc, voire du noir. Il vaut mieux commencer la peinture avec une palette réduite afin d’apprendre à maîtriser les couleurs et les harmonies colorées. La référence en terme de palette réduite est le peintre Anders Zorn qui n’utilisait que 4 couleurs (ocre, vermillon, blanc et noir).

Perlescente (peinture) : acrylique luminescente transparente. Sa teinte réelle n’apparaît que sur fond noir.

Permanence : peinture permanente qui ne s’altère pas avec le temps.

Pigments : substance colorée déterminant la couleur de la peinture.

 

Pochade : « croquis », souvent en petit format, réalisé en peinture sur le vif. Peut-être également employé comme terme pour déprécier une œuvre ex : « Ce n’est qu’une pochade ».

Pouring (acrylique) : technique de peinture acrylique qui consiste à verser (en anglais « to pour« ) de la peinture acrylique fluide sur un support.

Création à l’acrylique pouring

Pouvoir colorant : capacité d’un pigment à altérer la couleur d’un autre pigment. Il diffère selon les pigments.

S

Saturation : degré d’intensité de la couleur. On dit qu’elle est « faible » lorsque la couleur tend vers le gris.

Siccatif (agent) : substance permettant d’accélérer l’oxydation de la peinture à l’huile et ainsi de raccourcir le temps de « séchage ».

Solidité de la lumière : capacité d’un pigment à résister à une exposition prolongée à la lumière. Elle dépend de sa composition chimique.

Spalters : type de pinceau de grande taille et de forme plate. Par conséquent, on les utilise souvent pour le traitement rapide des grandes surfaces, le mélange des couleurs ou encore la réalisation de dégradés.

Spalters

T

Teinte : en colorimétrie, la teinte est déterminée par la longueur d’onde de la couleur considérée.

Ton : couleur en elle-même, qui la distingue d’une autre couleur. « Bleu », par exemple, désigne une infinité de teintes bleues différentes, ou nuances. Le « Bleu Outremer », où l’on peut déceler une vibration de rouge, est par conséquent une nuance de bleu (voir le terme « nuancier »). Lorsque le rouge se fait plus présent, le ton devient violet.

Tonalité : les tonalités claires (ou hautes) sont lumineuses et bien saturées alors que les tonalités sombres (ou basses) sont peu lumineuses et plus ternes.

Transparence : lorsqu’une couleur ne masque pas entièrement celle sur laquelle elle est appliquée.

V

Valeur : luminosité relative d’une couleur rapportée sur une échelle allant du noir au blanc.

Vif (peindre sur le) : le fait de peindre d’après la réalité (synonymes : peindre sur le motif ou d’après un modèle vivant)

Virole : partie métallique du pinceau maintenant les poils en forme et ainsi les unissant au manche.