Et qu’importe d’où sont venus ceux qui s’en vont, S’ils entendent toujours un cri profond-Au carrefour des doutes ! Mon corps est lourd, mon corps est las,-Je veux rester, je ne peux pas ; L’âpre univers est un tissu de routes-Tramé de vent et de lumière ; Mieux vaut partir, sans aboutir,
Que de s’asseoir, même vainqueur, le soir, Devant son oeuvre coutumière,-Avec, en son coeur morne, une vie Qui cesse de bondir au-delà de la vie.

Emile Verhaeren, Les visages de la vie


Mourir mourir de rire-C'est possiblement vrai-D'ailleurs la preuve en est-Qu'ils n'osent plus trop rire

GENAPPE


Cracher sa dernière dent-En chantant "Amsterdam"-Mourir cela n'est rien-Mourir la belle affaire-Mais vieillir... ô vieillir!

CEROUX-MOUSTI


Cracher sa dernière dent-En chantant "Amsterdam"

UCCLES


terminer sa course-La nuit de ses cent ans-Vieillard tonitruant-Soulevé par quelques femmes-Cloué à la Grande Ourse- -

CHASTRE


Mourir au bout d'une blonde-Là où rien ne se passe-Où le temps nous dépasse-Où le lit tombe en tombe

LASNE


Mourir couvert d'honneur-Et ruisselant d'argent-Asphyxié sous les fleurs-Mourir en monument


BOITSFORT